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Updated : 15/06/09 12:09

tips and techniques/Alberto_Baldazi

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Préface

Cette année je fête mes 50 ans d’équitation et 40 ans d’appartenance au CEUE. Au cours de cette période  j’ai rencontré et profité de l’expérience des meilleurs cavaliers du monde. C’est cette expérience que je voudrais vous faire partager, afin que chaque membre du CEUE puisse garder dans sa tête  et dans son cœur de bons principes de base.

Je commencerais par une expression de Michel Robert, cavalier français, pour moi le plus fin cavalier du monde.

« La belle équitation est faite d’amour, de respect du cheval et d’équilibre physique et mental »

Cet équilibre physique et mental  présuppose une hygiène de vie et une sérénité des comportements, tant de la part du cavalier que de la part du cheval.

Tout membre du CEUE est censé viser cet objectif d’équilibre physique et mental dans le respect du cheval qui, est un animal plein de personnalité et  n’est donc pas ni un moyen de locomotion mécanique à votre service ni un animal de compagnie destiné à vous soustraire du stress familial ou professionnel.

Donc la première chose à faire est celle de comprendre bien vous-mêmes d’un coté et comprendre le cheval de l’autre, car la pratique de l’équitation ce n’est pas suivre une mode….c’est un style de vie.

  Alberto Baldazzi

Le cavalier

 Un bon cavalier doit être en mesure d’apprécier sa propre condition physique et  si possible l’améliorer. L’équitation est un sport comme un autre et présuppose que cheval et cavalier soient en forme. La principale qualité requise pour l’équitation, dans toutes les spécialités c’est la souplesse d’abord et une certaine endurance ensuite. La souplesse permet de trouver plus facilement l’équilibre à cheval. L’endurance permet de le maintenir.

Comme le travail au bureau, devant un ordinateur et assis la plupart de la journée, n’est pas un facteur favorable à la souplesse…sachez améliorer votre corps avec une alimentation rationnelle et des exercices d’assouplissement au sol. Le Surpoids  ne favorise pas l’équilibre et l’usage permanent de la voiture sans une capacité minimale de jogging ne facilite pas la recherche de l’endurance nécessaire à l’équitation.

-Un bon cavalier doit connaitre les principes de sécurité dans l’approche de l’animal au box et à l’extérieur, ce qui signifie connaitre un peu la psychologie du cheval…pour le mettre en confiance. L’approche du cheval au box est fondamentale. Donc laissez le cheval vous renifler et vous sentir, en observant ses réactions ; ne faites pas de gestes brusques et approchez toujours le cheval du coté gauche. N’approchez jamais le cheval par l’arrière car ce coté est celui visé par le prédateurs (loups, lions) et donc celui des défenses (coups de pied).Caressez encolure et garrot d’abord  et ,seulement après, la tête ou le front.

-Un bon cavalier doit savoir apprécier la qualité des services fournis pour l’activité équestre. Le centre équestre que vous voulez fréquentez doit  garantir de l’ordre dans ses services et dans ses installations. Rechercher la qualité n’est pas nécessairement rechercher le luxe. Pour une bonne pratique de l’équitation il faut des chevaux corrects, pas raides et donc en bonne santé, vivant dans des box propres et du matériel (selle, bridon, sangle) en bon état. Une bonne selle   doit vous placer directement dans la bonne position, sinon monter c’est du temps perdu et serait mieux de monter  a cru, sur un simple sous selle matelassé. Aussi il faut observer si le centre maintient dans un état satisfaisant ses installations (manège couvert/piste extérieure) ; a vous de décider si les dimensions des pistes et surtout qualité du sol par tous le temps (drainage suffisant) vous conviennent, par rapport à l’activité que vous devez faire (dressage, obstacle).

-Un bon cavalier doit connaitre le marché des biens et services liés  la pratique de l’équitation afin de rechercher le meilleur rapport qualité /prix. Cela concerne les locations (leçons et ballades en foret), les pensions et demi pensions, les chevaux et le matériel. Ce qui est important c’est de viser l’offre la plus intéressante eu égards aux chevaux, au matériel et aux installations d’abord et à la qualité de l’enseignement ensuite. Apprendre à galoper aux cadences normales de 350/400 mt par minute ne s’apprendra jamais sans installations et chevaux adaptés.

Le cheval 

1. son origine, son instinct et sa psychologie 

- D'où vient le cheval ? Quand est-il apparu pour la première fois sur la terre ? Ces deux questions reviennent souvent mais, en l'état actuel de nos connaissances, il est assez difficile de répondre à ces interrogations. Au début du tertiaire, un animal de la taille d'un renard, possédant quatre doigts aux membres antérieurs et trois doigts aux membres postérieurs, peut être considéré comme l'ancêtre du cheval. Baptisé Eohippus, cet animal est le premier maillon de toute une chaîne d'évolution qui, en quarante millions d'années, aboutit à notre cheval actuel. Aucun autre animal, pas même le chien, n'aura autant influencé et marqué la société humaine. On pense généralement que la domestication du cheval date du néolithique, à l'âge de la pierre. Vivant en troupeau en Mongolie, le cheval de Prezwalsky est l'ancêtre vivant de tous les chevaux actuels. Il a été « découvert » tardivement, en 1881, par le colonel russe N. M. Prjevalski Même si certains scientifiques attribuent cette paternité au tarpan de la Russie méridionale.

 - Le cheval est un animal grégaire,  habitué à vivre en groupe.

Ce qui lui permet d'assurer en permanence une surveillance face aux prédateurs.

Dans le groupe existe une hiérarchie de type dominant/dominé, établie en fonction de l'âge des individus et de leur tempérament. Dépourvu de crocs ou de griffes, le cheval est une proie sans défense.

Pour survivre dans la nature et échapper aux grands prédateurs, sa seule tactique est la fuite.

Tous ses comportements en découlent : le cheval est peureux et émotif.

Un cheval effrayé prend automatiquement la fuite. C'est un instinct très fort chez lui.

Le galop lui permet de fuir le danger.

De plus, les yeux du cheval sont placés sur les côtés de la tête et non sur le devant, comme chez l'homme. Le cheval a donc une vision binoculaire très restreinte comparée à celle de l'homme. Il est incapable de regarder en hauteur.

 - Le cheval, de par sa nature, est un être volontaire ; parce qu'il vit en troupeau, sa nature est donc de respecter le leader. Cette relation est la base de la relation qui s'établira avec l'homme. Mais parce qu'il est un animal de proie, très perceptif pour sa nécessité de survie, il a développé un langage corporel très fin et riche. Bien souvent il est incompris dans ses réactions parce qu'il pense comme une proie et voit l'homme comme un prédateur. Cette distance qu'il y a entre la proie et le prédateur, est celle que nous devons raccourcir pour comprendre son comportement. Par conséquent pour obtenir le meilleur de notre cheval, nous devons enseigner au cheval deux choses: ce qui est facile et ce qui est amusant.

Quelques mots sur l’Ethologie équine, dénomination très à la mode !

L'éthologie équine est le terme que l'on emploie couramment pour désigner l'étude du comportement du cheval dans son environnement naturel. Il existe plusieurs manières de dresser cet équidé : la force, la persuasion, la douceur... La douceur étant un principe de base à l'équitation éthologique. Il existe de plus en plus de personnes qui éduquent les chevaux en fonction de leur comportement. En France, on les appelle les nouveaux maîtres. Aux États-Unis, on emploie le terme de chuchoteur (whisperer en anglais)

Pat Parelli a mis au point une méthode équestre : le Parelli Natural Horsemanship ou PNH. Il est l'un des hommes de chevaux à l'origine des expressions « équitation naturelle » et « équitation éthologique ».Pour Pat Parelli, le problème de base de la relation homme cheval est que le cheval perçoit l'homme comme un prédateur. Comme toute proie potentielle, il est programmé pour échapper, d'une façon ou d'une autre, à tout danger. Il faut donc savoir se montrer aussi doux que possible tout en restant ferme. Comme pour tous les « nouveaux maîtres » ses méthodes sont basées sur l'étude du comportement équin et de sa psychologie

Dans la méthode Parelli, tout commence à pied. Il s'agit d'établir une communication avec son cheval et de créer les premiers liens de respect et confiance mutuels par des exercices structurés et progressifs appelés les sept jeux.Une fois les premières ébauches d'une relation de communication établie, les 7 jeux sont reproduits en selle, et effectués de plus en plus finement au fur et à mesure que le cavalier et son cheval progressent dans les niveaux Parelli, gagnant en fluidité et en légèreté. La méthode comporte donc du travail à pied et du travail monté

 Pour terminer voici quelques citations ,pleines de vérité, de Pat Parelli

·         On ne peut prétendre maîtriser un cheval tant qu'on ne se maîtrise pas soi-même.

·         Sois aussi doux que possible, mais aussi ferme que nécessaire.

·         Ca ne prend jamais plus de deux jours.

·         Tout veut dire quelque chose (traduction de Nothing is nothing, everything is something.)

·         Votre cheval peut seulement être aussi courageux que vous.

·         Aucun cheval n'est plus grand que le bout de ses oreilles lorsque son nez touche le sol.

·         Mieux un cheval recule et se déplace latéralement, mieux il fait tout le reste.

·         Si votre cheval dit non c'est soit que vous n'avez pas posé la bonne question, soit que vous l'avez mal posée

B. Le cheval et le travail de base.

Tout le monde intéressé à la pratique de l’équitation parle d’Intelligent Horsemanship. Quoi de mieux que de laisser à mon ami Steve, bien connu par certains membres CEUE la tâche de vous expliquer quelques notions de base. Steve travaille de façon permanente pour Nelson Pessoa et il a préparé plusieurs chevaux pour les derniers JO de Beijing.

L'équitation n'est rien d'autre qu'une série de bonnes habitudes. La chose la plus importante est de comprendre que, dans le règne animal, les chevaux sont des proies, les hommes des prédateurs et que chacun pense différemment. L'homme doit comprendre que l'équitation c'est avant tout penser du point de vue du cheval. Il nous est plus facile d'apprendre le langage du cheval que l'inverse. Vous devez savoir quel comportement vous devez adopter pour obtenir un comportement donné de votre cheval. Une fois que votre cheval aura compris que vous n'êtes pas un prédateur pour lui mais plutôt son leader et que vous ne lui ferez aucun mal, vous obtiendrez de lui tout ce que vous souhaitez. Les chevaux communiquent entre eux non pas avec des mots mais par des gestes, des attitudes. A nous d'apprendre ce langage du corps qui nous permettra de faire comprendre au cheval ce qu'on attend de lui et dans quelle proportion. Il faut que le cheval vous devine. Et pour cela, ce n'est pas la quantité de temps que vous passez avec lui qui est important mais la qualité du temps que vous investissez pour développer votre cheval physiquement, mentalement et émotionnellement. L'équitation, c'est apprendre au cheval mais aussi à l'homme. C'est une histoire de communication entre 2 ou plusieurs individus qui partagent et comprennent une idée. L'homme apprend au cheval et le cheval apprend à l'homme. Sachant que le cheval est un animal extrêmement sensible qui peut sentir un moustique sur sa peau et repérer le moindre changement dans son environnement, vous êtes vous jamais demandé pourquoi il est nécessaire de lui imposer une pièce de métal dans la bouche (lui infligeant souvent une douleur) dans le but de le contrôler? C'est ce que des milliers d'hommes et de femmes font dans le monde dans le but "d'entraîner" leurs chevaux. Ils n'ont jamais appris que le mors sert à communiquer avec le cheval, pas à le contrôler. Tout ça parce qu'ils n'ont jamais eu entre leurs jambes un cheval qui répond à leur communication et qui suit leurs instructions avec bonne humeur, de bonne volonté et avec respect. Quand on essaye de s'en remettre au mors pour contrôler le cheval plutôt que pour communiquer avec lui, tout l'entraînement et les essais pour résoudre les problèmes revient à une chose essayer de contenir l'encolure... Ne serait-il pas plus efficace d'éviter ce genre d'échec en préparant le cheval en vue de ces moments de stress potentiels. Rappelez-vous que jamais un homme de 100 kg ne pourra obliger un cheval de 600 kg à faire quelque chose. Tout ce qu'on peut faire, c'est l'amener à décider de faire quelque chose. Quand le cheval décide de faire quelque chose pour vous par respect pour vous, c'est avec une toute autre attitude que s'il est forcé de le faire parce qu'il vous craint. C'est le point phare de mon programme. Quand on prend la bonne attitude, les choses peuvent et vont évoluer de façon géniale. Si l'attitude est mauvaise, au mieux, le cheval fera éventuellement ce qu'on lui demande par crainte au pire, on peut se trouver face à une violente confrontation. Grâce à mon programme, je peux vous aider à réduire l'espace qui vous sépare de votre cheval afin qu'il vous respecte suffisamment que pour avoir confiance en vous, qu'il vous reconnaisse comme son leader et suive vos instructions. On commence par apprendre à contrôler le cheval grâce à la communication au sol. Ensuite seulement on monte en selle, quand le cheval a appris à céder à la pression et qu'il a compris les rudiments de l'équitation. Cette approche est valable pour tout cheval, quel que soit son âge, sa race et le type d'entraînement qu'il a suivi et pour n'importe quel cavalier, toute discipline et niveau confondus. Rappelez-vous que votre cheval est le reflet de vous-même et ne peut faire que ce que vous lui avez appris, le bon comme le mauvais!

Le travail au sol...

Le travail au sol est l'occasion, pour l'homme comme pour le cheval, de développer une confiance et un respect mutuels, de se comprendre et d'acquérir une certaine maîtrise de soi. Cela permet à l'homme (le cavalier) de s'installer dans la position de dominant. Le fait de vous habituer et d'habituer votre cheval à être manipulé au sol avec un simple licou et une corde va vous faciliter une foule de choses aller chercher le cheval au pré, le mener en longe à côté de vous, le charger dans un van, le ferrer, le seller et bien sûr le monter. Il est aussi important d'obtenir le respect et l'attention de votre cheval pendant vos séances d'entraînement qu'au cours des soins quotidiens que vous lui apportez : quand vous le pansez, entrez dans son box, lui donnez à manger, etc. Ceci permet d'éviter toute confrontation avec le cheval et de garder le contrôle à tout moment. J'ai remarqué lors de mes stages que le fait d'apprendre aux cavaliers comment se conduire au sol améliorait tous les aspects de la relation avec leurs chevaux. Cela les aide à résoudre pas mal de problèmes. En plus de mettre le cheval dans de bonnes dispositions, le travail au sol développe sa souplesse, sa légèreté, sa douceur face aux aides il permet d'avoir un cheval plus "rond ". Au sol, vous êtes dans la position idéale pour observer comment votre cheval réagit, comment il bouge naturellement et apprendre grâce à ces observations. Ce travail au sol vous aidera à apprendre comment obtenir et garder l'attention de votre cheval. Rappelons que le pouvoir de concentration du cheval est relativement faible. Aussi, afin de garder son attention et de gagner son respect, il est important de rendre les choses intéressantes, de lancer des petits défis au cheval, sans oublier de le récompenser aux moindres essais de sa part. Récompense ne veut pas dire bon bon, sucre ou carotte mais simplement relâcher la pression, arrêter de demander dés que le cheval a répondu à la demande.

L'excès nuit en tout !

C'est ce qu'on remarque souvent chez les chevaux qui sont longés sur d'interminables petits cercles avec quelques rares changements d'allures. Ces chevaux ont un regard blasé et s'ils répondent plus ou moins aux injonctions du cavalier-longeur, leur attention est ailleurs. Inutile donc de répéter sans cesse le même exercice pendant des heures. Le travail au sol est un point de départ pour apprendre au cheval accéder à la pression en s'approchant ou en s'éloignant. Cela permet d'apprendre à repérer le moment exact ou il faut relâcher la pression ce qui est en soi une récompense à la réponse que le cheval vient de donner. Le travail au sol est un excellent moyen d'évaluation. Une séance de travail en selle devrait toujours être précédée d'un petit travail au sol préalable afin de savoir Si le cheval est mentalement " branche'" sur vous : s'il est dispo, souple et attentif. Ici encore, inutile d'y passer des heures. Quelques minutes de travail au sol bien fait vous permettent d'évaluer et de préparer votre cheval. Bien des petits problèmes peuvent être éviter ou résolus par le travail au sol. Il permet au cheval d'établir des repères, des limites à ne pas dépasser. Le cheval apprend ainsi à respecter votre espace personnel, à ne pas vous pousser ou vous marcher sur les pieds. Bien plus qu'une simple gymnastique, le travail au sol permet d'établir et de maintenir une " barrière " de sécurité. C'est la base du débourrage.

Où commence le travail ?

Le travail du cheval ne commence pas quand vous êtes en piste il commence au moment où vous approchez votre cheval. Quand le cheval n'est pas attentif, respectueux, confiant et d'agréable compagnie lorsqu'on l'approche ou qu'on s'occupe de lui, une foule de défauts de comportement et de problèmes vont apparaître et nous pourrir la vie (présenter son arrière-main quand vous entrez dans le box, lever la tête pour vous empêcher de le brider, se sauver quand vous allez le chercher au pré, mordre, ruer, etc...). Généralement, c'est le cavalier qui consciemment ou non crée et développe ses comportements inappropriés parce que le cheval fait toujours ce qu'on lui a appris. Quand vous avez des problèmes et que vous n'en sortez pas, revenez au travail au sol. Quand vous rencontrez des problèmes dans votre programme d'entraînement ou que vous essayez de régler une difficulté, revenez toujours à des exercices au sol pour regagner l'attention, le contrôle, le respect et la confiance du cheval. En bref, le travail au sol est la clé de tout. Ce n'est pas seulement une séance de travail ici et la, c'est une façon de se comporter à tout moment lorsque l'on est en présence de son cheval. Il s'agit de comprendre et d'utiliser le langage des gestes que les chevaux utilisent entre eux pour communiquer. Si vous le pouvez, observez un troupeau de chevaux ... c'est un grand enseignement. Point n'est besoin de chaîne, de cravache ou de double mors pour se faire reconnaître comme le membre dominant et se faire respecter. Il suffit d'un licou, d'une longe, de conseils avisés et de beaucoup de patience et de travail pour arriver à une relation naturelle entre le cheval et l'homme, faite de confiance et de respect mutuel. Quel est l'intérêt ? Un cheval agréable à manipuler en toute circonstance et léger au travail avec un minimum d'aides artificielles.

Steve Jonckheere

2. La conformation du cheval, les jambes (aplombs), le dos et l’encolure. Le corps Les jambes : antérieures et postérieures

Quelques principes de base La conformation d'un animal détermine son aptitude à effectuer certaines tâches. Ainsi, les performances d'un cheval seront-elles meilleures et les risques de blessure moindres si l'animal est bien conformé. Quoi regarder d’abord ? 1. Les aplombs, de profil et de face

2. Les proportions : En regardant un cheval de sport de profil vous devez être en mesure d’apprécier des signes de qualité ,à savoir : Tète plutôt petite et regard serein, encolure longue, dos porteur et reins courts, garrot bien dessiné sur épaule oblique, bonne capacité thoracique, membres solides, pieds larges et solides avec talons bien relevés. Sachez regarder les pieds car une bonne fourchette est une garantie d’une bonne capacité d’amortissement.

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antérieur          

postérieur 

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3. Les allures : à ce sujet il n’y a qu’une considération. Les allures du cheval doivent être élastiques ….comme le vôtres (devraient l’être, et pas uniquement aux discothèques !!!).

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4. Voici quelques tips :

- La taille du cheval se mesure du sol à la pointe du garrot. Un petit cheval de sport mesure 1.m 57 ; un cheval de taille moyenne mesure 1m65 un grand cheval 1m70 et au delà. - Le poids du cheval est d’environ 380 kg pour un petit cheval, 450 kg pour un cheval moyen et 500-550 kg pour un grand cheval. - L’encolure longue facilite le mouvement de balancier ,au galop et lors du saut. - L’épaule oblique montre une disposition au galop, l’épaule droite une prédisposition vers le trot. - Un jarret fort et bien ouvert, avec des canons courts montre une conformation adapté au saut (regardez les chats !) - La brillance de la peau (poil) est en général un signe de bonne santé. - Un cheval souple aura tendance à allonger l’encolure vers le sol afin de bien relaxer le dos. - Observez toujours comment un cheval se déplace, Sa capacité d’engagement des postérieurs, l’élasticité de ses allures et sa capacité de regarder autour de lui sans réagir de façon craintive. - Il y a de chevaux intelligents et de chevaux idiots, le même chez les cavaliers. Cependant chez les cavaliers il y a les « sentimentaux », ceux qui considèrent le cheval un animal de compagnie. Ces derniers devraient ….choisir le Golf car ils ne seront jamais des cavaliers !

3. Le squelette, les tendons et les pieds : les points faibles à surveiller

 

Le squelette  du cheval

 

                skelt

 

La connaissance du squelette est importante pour apprécier certains handicaps du cheval appelés tares. Les tares sont des imperfections physiques plus ou moins graves. Il y a deux groupes de tares : les tares dures et les tares molles

Les Tares Dures : C'est un surplus organique osseux (exostose). L'organisme du cheval va fabriquer de l'os en trop à certains endroits privilégiés à la suite de traumatismes, de tiraillements ligamentaires, de dégénérescence des cartilages de certaines articulations par usure, disparition et/ou défectuosité d'un tissu ou décalcification et maladie osseuse.

Les Tares Molles : Ce sont des tumeurs synoviales ou tendineuses. L'articulation, pour fonctionner correctement, est entourée par une poche (la gaine synoviale) contenant un liquide gras, visqueux (la synovie), qui assure le jeu des extrémités osseuses. Lors d'effets intenses sollicitant certaines articulations ou de mauvais aplombs, le corps du cheval produit lui-même le surplus de lubrifiant nécessaire mais il ne peut le résorber. Il y a donc trop de synovie.

Parmi les tares dures les plus importantes on peut citer :

Les  Suros : Périostose du canon. Ils peuvent gêner le fonctionnement des 2 tendons (le fléchisseur et le suspenseur du boulet) ;  les  Sore-shines : Ils déforment la face antérieure des antérieurs, c'est un accident de croissance. La boiterie sera que passagère et sans gravité et les osselets ,exostoses situées au genou, dont la soudure gêne le libre jeu de l'articulation.
- Les Formes : Exostoses au niveau du paturon, déformant son profil antérieur et latéral. On les rencontre surtout aux postérieurs.
- Eparvin : situé au jarret, en face interne, ils affecte la locomotion du cheval. L'éparvin calleux, situé à la base de l'articulation. L'éparvin sec se reconnaît au mouvement sec et rapide du membre au lever : c'est le harper.

 

Les Tendons

Les tendons sont le prolongement des muscles charnus des membres.
Le tendon assure la transmission de la force développée par la masse musculaire sur la structure osseuse. C'est la structure la moins élastique du système musculaire, bien que très résistante. Le tendon subit en totalité l'augmentation de la tension imposée par le muscle.
Les efforts violents et répétés peuvent faire apparaître des lésions tendineuses, de la simple tendinite à la rupture. Les tendons peuvent également présenter des rétractions douloureuses

Au niveau des antérieurs, à l'avant, ils forment les extenseurs du métacarpe et des phalanges. A l'arrière, on trouve les tendons fléchisseurs du métacarpe et des phalanges. En bas, les tendons sont reliés aux os sur lesquels s'insèrent :
- les extenseurs  sont fixés à l'extrémité du boulet (métacarpe) et sur chacune des faces antérieures des 3 phalanges.
- les fléchisseurs s'insèrent sur la face arrière des 1ère phalanges : le Perforé ou fléchisseur superficiel; et sur la 3ème phalange : le Perforant ou fléchisseur profond.

Au niveau des postérieurs, les tendons extenseurs et fléchisseurs prolongent les muscles de la jambe et parcourent les faces avant et arrière du métatarse pour s'insérer sur le boulet et les 3 phalanges du pied postérieur.

La plupart des tendinites surviennent aux antérieurs, suite à leur rôle prépondérant de soutien du poids du cheval et leur rôle d'amortisseur. Exception faite des trotteurs qui développent des tendinites aux postérieurs étant donné leur rôle de propulseur important lors des courses.
Le tendon fléchisseur superficiel est le plus souvent touché.

tendons

 

Le perforant : passe derrière le genou, puis le canon, où il est consolidé avec une bride tendineuse. Il atteint ensuite le boulet où il passe dans un anneau tendineux constitué par le perforé d'où il sort vers le paturon pour s'attacher sur l'os du pied (3ème phalange).

Le perforé : passe à l'arrière du genou, puis du canon, en se plaquant derrière le perforant. Au-dessus du boulet, il se perfore pour laisser passer le perforant dans l'anneau. Il se divise en 2 brides latérales qui s'attachent sur la 1ère et la 2ème phalange.

Le ligament suspenseur du boulet : complète cet ensemble. Il joue un rôle de soutien mécanique, d'amortisseur et d'impulsion du pied.

Une lésion à ces tendons peut provoquer une boiterie. La lésion au suspenseur  est très longue à réparer et met le cheval au repos pour une période très longue.

Les pieds

 

pied  sabot

 

 

La connaissance des pieds du cheval est fondamentale pour bien suivre le travail du maréchal ferrant , tant en cas de ferrure (cas le plus courant) que au cas du cheval laissé « pieds nus ».Deux opérations sont à connaitre :Le nettoyage journalier des  pieds et le parage qui vise le maintient de l’équilibre du pieds et les aplombs des jambes.

Le nettoyage des pieds s’effectue avec un outil appelé « cure pied » et tends à dégager la fourchette de toute grosse saleté ou corps étrangers. Le cavalier doit bien observer s’il y a ramollissement de la fourchette ou pas. En cas de ramollissement (infiltrations de bacteries et/ou de champignons) o il faut immédiatement soigner le pieds avec de la « liqueur de Villate ».Il ne faut surtout pas badigeonner la sole de la fourchette avec du goudron car cela risque de confiner les bactéries et provoquer des abcès.

Le parage est réalisé par le Marechal ferrant avant la pose de fers. Le parage de la sole vise à maintenir la pression sur la muraille du sabot plutôt que sur les parties sensibles situées au centre du pied.  Il faut enlever de la sole tous les tissus morts et écaillés, mais épargner ceux vivants, identifiables à leur élasticité. C’est un travail délicat car, pour une grande partie, les pieds sont au cheval ce que les amortisseurs sont à une voiture. On ne pourrait passer sous silence de bien observer le travail du maréchal et de lui demander des explications pour bien comprendre son travail.

Un pied en mauvais état peut être la cause d’une boiterie non tendineuse , par exemple dans le cas de la maladie du naviculaire.

 

4. Soins de base et indicateurs de santé du cheval. 

Un cheval doit bénéficier de soins appropriés, à savoir :

1.      Un box de dimensions suffisantes (dimensions idéales de 3.5 m/3.5 m)

2.      Une litière approprié et tenue la plus propre possible. Deux litières de base sont à connaitre : Paille de blé (sans poussière) ou copeaux de bois. Entre les deux types je situe la fibre de lin. L’avantage de la paille c’est que le cheval peut la consommer s’il s’ennuie  et donc elle a un rôle anti déprime. L’avantage des copeaux c’est qu’is ne sont pas comestibles, sont plus faciles à entretenir et évitent certaines maladies respiratoires dues à la paille de mauvaise qualité.

3.      Un pansage journalier soigné avec étrille et brosse, largement facilité si le cheval a eté tondu et donc tenu au box, protégé par une couverture.

4.      Une douche quand cela s’avère possible. En Eté même deux ou trois fois par semaine.

5.      Une alimentation correcte (voir chapitre suivant) proportionné à la quantité de travail demandée au cheval.

6.      Une ferrure toutes les 6 semaines en moyenne.

7.      Un complément vitaminé à la fin du  printemps au cas ou le cheval ne pourrait pas être mis quelques temps en prairie.

8.      Etre en ordre de vaccination ( influenza etc)

Les indicateurs de sante sont :

1.      Pas de signes d’amaigrissement (exemple N° 0 plus bas)

2.      Comportement tonique et envie de travailler

3.      Un poil le plus brillant possible (cela dépend aussi du sexe et de la race) et l’absence de problèmes cutanés.

4.      Des sabots secs et une fourchette bien dessinée.

Évaluation de l'état de chair (adapté de Carroll, C.L., et Huntington, P.J., Body condition Scoring and Weight Estimation of Horses)

 

5. l’alimentation du cheval

Le cheval est un herbivore monogastrique (un seul estomac) ; cela signifie qu’il fait partie de la famille des non ruminants, au même titre que l’âne et le... lapin (si, si !). Par rapport à un herbivore ruminant (la vache par exemple, ou encore le mouton), le système digestif du cheval est caractérisé par un petit estomac (7 % du volume total) et un grand intestin.
La vache a, au contraire, un grand estomac (70 % du volume, répartis dans 4 “poches” différentes)  et un intestin nettement plus petit.
Cette différence conjuguée à l’incapacité de l’estomac équin à digérer la cellulose (celle-ci est digérée par des bactéries, dans le caecum), fait que le cheval tire peu parti des aliments à forte teneur en cellulose, comme le sont, par exemple, les pâturages pauvres des climats arides. En revanche, le cheval est capable de s’adapter à un pâturage pauvre en augmentant le volume de sa consommation de manière à couvrir son besoin énergétique, quitte à produire davantage de crottin. Selon le type d’alimentation (concentrée ou non), la durée du transit variera, chez le cheval, de 26 à 36 h. Chaque jour, c’est un volume de 60 à 100 litres (en comptant les sécrétions gastriques) qui transite dans le tube digestif.

L’estomac ne pouvant contenir que 10 litres, il est logique que ce dernier se vide 6 à 10 fois par jour. En fait, il se vide dans l’intestin grêle chaque fois qu’il est plein et qu’un nouveau bol alimentaire se presse au portillon pour investir la place. Dans le cas d’un cheval nourri au box 2 ou 3 fois par jour, l’estomac subira plusieurs (1 ou 2  ) vidanges au cours du même repas. Seul le dernier tiers du repas séjournera donc suffisamment longtemps dans l’estomac.

Ceci amène 3 grands principes de l’alimentation du cheval car en nature et en liberté le cheval passe son temps à MARCHER et a MANGER. Cela pendant plus de 15 heures par jour. Le reste du temps le cheval se repose.

1.      Le cheval au box se trouve dans une situation anormale et sa sortie journalière d’une heure le rapproche plus à un prisonnier d’Alcatraz que à un être libre. Par conséquent la quantité d’aliment doit être fonction de la quantité de travail auquel il est soumis. Une heure de pas et de trot dans un manège n’est pas à considérer comme du travail.

2.      Il faut fractionner au maximum la ration quotidienne (trois repas de foin et deux de graines).La digestion de la partie amidonnée (énergétique) des grains se produisant dans l’estomac, la petitesse du repas allongera la durée de son séjour gastrique, favorisant ainsi sa digestion. Un trop grand picotin sera gaspillé : les 2/3 des grains qu’il contient seront expédiés vers l’intestin avant d’être digérés par l’estomac. Ils seront perdus, pour le cheval comme pour le porte-monnaie. A titre d’exemple pour un cheval de 450 kg ,soumis à un  travail normal, 4 litres de concentrés (moins de 4 kg) et 10 Kg de foin représentent un maximum.

3.      Il faut donner d’abord le fourrage, puis les concentrés Les concentrés étant digérés dans l’estomac (et dans l’intestin grêle), et les fourrages étant principalement digérés dans l’intestin, il est normal de donner d’abord le fourrage puisque ce dernier n’a aucun intérêt à séjourner longtemps dans l’estomac, contrairement aux concentrés, qui ne demandent que cela.

 

 

 


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